Pfff !
un jeudi passé à attendre une réunion qui n'arrive jamais, je tente de régler des problèmes latents, d'expliquer mes points de vue professionnels à mon N+2 qui nous a zappé dans l'élaboration d'un projet qui me tenait vraiment à coeur.
La vague impression de perdre mon temps...
Dans ma vie, des tonnes de projets plus ou moins réalistes, des idées qui fourmillent, des chantiers entamés et encore en chantier, des désirs pas encore satisfaits, des rêves un peu utopistes...
et toujours cette impression de ne pas savoir.
De ne pas savoir finalement ce que je veux vraiment (en dehors du beurre, de l'argent du beurre et du cul de la crémière, of course !)
C'était plus facile avant (c'est toujours mieux avant d'ailleurs ! good old times, le siècle dernier, tout ça)
Petite, je savais exactement ce que je voulais devenir une fois grande : médecin légiste. !
Retrouver à partir d'un corps ce qui lui est arrivé dans la vie, dans la mort, son histoire.
Et je suis tombée sur les photos d'une opération à coeur ouvert dans un Paris Match de ma grand-mère (merci Grand-maman Suzy).
Et la vue de cet intérieur sanguinolent m'a écoeurée et découragée (et a surement du inconsciemment agir sur mon dégoût futur de la viande).
Et là un peu moins d'une trentaine d'années plus tard, je ne suis plus sûre de rien.
De médecin légiste en herbe, je suis devenue bibliothécaire (aigrie parfois), plus ou moins à l'aise dans ses baskets professionnelles.
Mon boulot me plaît, le cadre administratif moins.
Où j'habite ?
Dans un chouette appart en ville, mais sans jardin.
Et là cet été, je pense que je vais souffrir sans verdure.
Rien ne me retient ici, ni mon travail, ni mon appart.
Je tente de me détacher des choses matérielles tellement j'ai galéré et souffert en faisant mes cartons cet été.
Et personnellement, je ne sais pas non plus si je pense pour moi ou pour nous.
Si je décide pour moi ou si on envisage pour nous
suis-je une seule ou sommes-nous un couple ?
Et viendra le temps des décisions
viendra le temps des choix
et des remises en question
et ça me semble loin, si loin...
Et pourtant si proche et imminent.
C'était quand même mieux quand j'avais dix ans...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire