Sans m'épancher sur ma vie, on va juste dire qu'en ce moment j'ai des opportunités (si tout le reste des participanst est moins que moi, of course) de peut-être monter en grade et devenir à mon tour CHEF.
Je ne suis pas carriériste pour 2 balles (francs, euros, kopecks, bahts ou autre encore) mais bon, je me dis "c'est maintenant ou jamais", "bouge toi le cul, dans quelques années, tu torcheras des gamins ou ta mère en fin de vie [réponse au choix, voire si pas de bol, réponse cumulable]"
Donc je me prends en main, je m'inscris à la prépa à Metz (validée par mes chefs, que je remplacerai un jour, qui sait ?) sans savoir que ça me desservirait plus qu'autre chose.
Et je tente de garder le moral au vu des notes désastreuses qui sont pour l'instant mon lot (2 devoirs ? 2 notes de merde, l'une étant le double de l'autre et cette une est tout juste la moyenne), des jours de congé qui sautent, des stages refusés, etc.
Le débat n'est pas là mais dans la question "si je suis chef, dois-je forcément ressembler à un dictateur pourri qui part en RTT en laissant les autres, le petit peuple, la plèbe, assumer les décisions que j'ai prises ?"
Vendredi, illustration parfaite de ce grand précepte...
Et pourtant j'ai refusé d'assumer pour lui, mais je n'ai pas eu le choix.
Et encore une fois ça remet tout en question...
J'ai choisi cette voie parce que je pensais justement qu'on n'était pas soumis au chiffre, au rendement, à la justification mais plutôt pour apporter un service public bordel ! un truc auquel tout le monde a droit. Alors oui, je ne donne pas un toit ni un repas, mais je fais rêver, voyage, j'informe, je cultive, je soutiens, j'aide, je communique, j'échange, je plaisante (même si certains lecteurs ne sont pas réceptifs à mon humour...)
Et ça, c'est pas vital ? y a des gens qui n'ont plus que ça, et ça doit rester LIBRE, obligatoire
Mais ça ne doit pas bouffer la vie, et malheureusement c'est entrain de bouffer la mienne...
Je n'en dors plus (avant je cogitais aussi, mais pour des trucs bien, motivants) et je me dis que si je deviens chef, je saurai ce que c'est d'être en bas et j'assumerai mes choix.
A moins que, prise par l'ivresse du pouvoir, je me fasse moi aussi dépasser par la dimension inhumaine et happer par l'envie (humaine celle-là, malheureusement) égoïste de penser à soi d'abord.
Je crois que c'est le même schéma en politique.
Des beaux discours, des belles théories et une fois que tu accèdes aux rênes du pouvoir, tu deviens comme les autres : un horrible personnage.
Et moi, je ne veux pas devenir comme ça.
Donc ptet finalement que je vais laisser mes beaux idéaux de côté et ne pas devenir chef.
Ou même changer de vie (j'avoue en ce moment cette idée ne m'effleure plus seulement, elle me colle à la peau, au cerveau).
Ah, incertitude, quand tu nous tiens..
Ca avait l'air plus simple la vie avant... (là, c'est la vieille qui parle ^^)
LISTE DE VILLES OU J'IRAIS BIEN VOIR SI L'HERBE EST PLUS VERTE :
Berlin
Freiburg (la ville où je voudrais vivre)
Reykjavik
Bruges
Amsterdam
Barcelone
Manchester