samedi 26 février 2011

calife à la place du calife

Sans m'épancher sur ma vie, on va juste dire qu'en ce moment j'ai des opportunités (si tout le reste des participanst est moins que moi, of course) de peut-être monter en grade et devenir à mon tour CHEF.

Je ne suis pas carriériste pour 2 balles (francs, euros, kopecks, bahts ou autre encore) mais bon, je me dis "c'est maintenant ou jamais", "bouge toi le cul, dans quelques années, tu torcheras des gamins ou ta mère en fin de vie [réponse au choix, voire si pas de bol, réponse cumulable]"

Donc je me prends en main, je m'inscris à la prépa à Metz (validée par mes chefs, que je remplacerai un jour, qui sait ?) sans savoir que ça me desservirait plus qu'autre chose.
Et je tente de garder le moral au vu des notes désastreuses qui sont pour l'instant mon lot (2 devoirs ? 2 notes de merde, l'une étant le double de l'autre et cette une est tout juste la moyenne), des jours de congé qui sautent, des stages refusés, etc.

Le débat n'est pas là mais dans la question "si je suis chef, dois-je forcément ressembler à un dictateur pourri qui part en RTT en laissant les autres, le petit peuple, la plèbe, assumer les décisions que j'ai prises ?"
Vendredi, illustration parfaite de ce grand précepte...
Et pourtant j'ai refusé d'assumer pour lui, mais je n'ai pas eu le choix.
Et encore une fois ça remet tout en question...

J'ai choisi cette voie parce que je pensais justement qu'on n'était pas soumis au chiffre, au rendement, à la justification mais plutôt pour apporter un service public bordel ! un truc auquel tout le monde a droit. Alors oui, je ne donne pas un toit ni un repas, mais je fais rêver, voyage, j'informe, je cultive, je soutiens, j'aide, je communique, j'échange, je plaisante (même si certains lecteurs ne sont pas réceptifs à mon humour...)
Et ça, c'est pas vital ? y a des gens qui n'ont plus que ça, et ça doit rester LIBRE, obligatoire
Mais ça ne doit pas bouffer la vie, et malheureusement c'est entrain de bouffer la mienne...
Je n'en dors plus (avant je cogitais aussi, mais pour des trucs bien, motivants) et je me dis que si je deviens chef, je saurai ce que c'est d'être en bas et j'assumerai mes choix. 
A moins que, prise par l'ivresse du pouvoir, je me fasse moi aussi dépasser par la dimension inhumaine et happer par l'envie (humaine celle-là, malheureusement) égoïste de penser à soi d'abord.
Je crois que c'est le même schéma en politique.
Des beaux discours, des belles théories et une fois que tu accèdes aux rênes du pouvoir, tu deviens comme les autres : un horrible personnage.

Et moi, je ne veux pas devenir comme ça. 
Donc ptet finalement que je vais laisser mes beaux idéaux de côté et ne pas devenir chef.
Ou même changer de vie (j'avoue en ce moment cette idée ne m'effleure plus seulement, elle me colle à la peau, au cerveau).


Ah, incertitude, quand tu nous tiens..
Ca avait l'air plus simple la vie avant... (là, c'est la vieille qui parle ^^)

LISTE DE VILLES OU J'IRAIS BIEN VOIR SI L'HERBE EST PLUS VERTE :
Berlin
Freiburg (la ville où je voudrais vivre)
Reykjavik
Bruges
Amsterdam
Barcelone
Manchester

samedi 19 février 2011

KINOKRONIK #1

Film qui a l'honneur d'ouvrir la saison (qui comprendra peut-être un seul épisode, qui sait ?) : GENERATION 90.

Le film que j'ai vu plus d'une trentaine de fois, que je me targue de connaître quasi par coeur (et en VO s'il vous plait), le film que je regarde si je vais bien mais aussi si je vais mal.
je soupire et vibre avec les péripéties qui rythment ce film d'ado (un teen movie ds tt sa splendeur !). Seul bémol, les héros ne sont plus des teens (si on considère étymologiquement que les teens sont des djeuns dt l'âge va de 10 à 19 ans), mais des ado attardés dirons-nous aujourd'hui (des enfultes ?). Bref, des gens, qui viennent de finir leurs études et vont entrer (ou pas) dans le monde merveilleux de la vie active !
Bande de petits veinards ! non seulement ils vont avoir un travail, mais ils vont être adultes !
Bouh, le mot qui fait peur, le mot qu'il ne fallait pas prononcer...

Voilà ce en quoi je me reconnais... Cette peur de sauter vers les responsabilités.
Le titre en anglais est plus évocateur : "Reality bites", la réalité mord...(parce que le titre en français place bêtement le film dans le tps. Ca prend pourtant tout son sens pour moi, 1990 = 13 ans ! l'adolescence si j'en ai eu une... mais trouve son écho maintenant, dans cette adolescence là, celle que je vis maintenant ^^)

4 héros, tous différents (forcément), 2 gars, 2 filles (re-forcément), des parents absents ou démissionnaires (forcément évident).

* Un loser, enfin labellisé comme tel, guitariste dans un groupe (rock star !) ou juste quelqu'un qui place sa vie avant celle qu'on attend de lui ? Quelqu'un capable de citer du Shakespeare (c'est d'ailleur comme cela que j'ai eu envie d'en lire plus, des pièces et sonnets moins connus, et dans le texte) au détour d'une phrase, un créatif (un génie ?), quelqu'un qui vit dans le moment, dans l'instant... Celui que j'aimerais être... mais rattrappée par pleins de choses ce n'est pas le cas, au moins pas autant que je le voudrais et ça m'attriste.


* Une coureuse (on appelerait ça comme ça je pense), qui note au petit matin, une fois son amant du soir parti, le nom de celui-ci dans un calepin, avec la date (elle en est à 36. Est-ce bcp ? bcp donner de sa personne ? y a-t-il un bon chiffre ? qualité VS quantité -on n'en est pas encore là heureusement. Découvrir des gens différents ou s'investir dans une relation à deux ?) qui découvre les joies de la promotion et des responsabilités qui vont avec... Une vie "dissolue" et un test VIH plus tard, voilà ce qui nous/vous guette...

* un homo, discret, mais qui n'a pas encore fait son coming-out à ses parents. Dur morceau, forcément. Je le prends comme une métaphore pour affirmer sa vie, ses choix à ses géniteurs (ou tout autre forme de personne à qui moralement on doit quelque chose) et c'est pas tjs facile. Dire à ses parents/profs/patrons : "c'est fini ! je veux faire autre chose de ma vie !" "j'aime quelqu'un de Noir/musulman/du même sexe que moi" (rayez la mention inutile)

* et pour finir, l'héroïne (même si ces 4 personnages sont des facettes du HEROS unique finalement) de cette tranche de vie. Lelaina Pierce (ça a longtemps été un prénom potentiel pour la fille que je n'aurai peut-être jamais), fifille à papa (merci la carte de la station service qui permet de survivre quand on est au chômage), héritière d'une famille de divorcés (là encore, je m'y retrouve. Non pas que mes parents soient divorcés, mais mon père est allé taquiner les nuages et ma mère ne s'en remet tjs pas, 6 ans après). Caméra au poing, elle capture le quotidien, les interrogations, les attentes, les déceptions, les joies de ses contemporains à travers sa vie et celle de ses 3 potes. C'est son testament d'une génération perdue (autre film intéressant), qui tangue entre le doute (tout à fait de circonstances en ces jours de manifestations étudiantes) et l'espoir.
Une rencontre avec un jeune cadre dynamique (Ben Stiller, tout à fait à contre-rôle. C'est d'ailleurs ds ce film que je l'ai découvert avant de prendre pleine mesure de son potentiel potache) et la gloire, la fortune et la renommée sonnnent à sa porte.
Mais également peut-être la trahison de ce en quoi elle croyait.
Je ne vais pas conspuer le grand capitalisme, j'en fais partie en tant que fonctionnaire (sécurité de l'emploi, glande, salaires mirobolants, blabla...) mais parfois, c'est se vendre à l'ennemi ou du moins céder à la facilité (je revis presque la discussion de hier après-midi au resto à propos d'un livre de photo...).
Elle se fait virer et trouve réconfort dans des discussions sans fin avec qq du bout du monde (de les Etats-Unis pour elle)... et là se pose la question des amis... des vrais... ils sont rares, appréciables, là quand ca va mal, on sait toujours quoi leur raconter même si on ne s'est pas vus depuis longtemps, ce sont eux qui seront là quand ça ira mal, très mal. Pas les autres.

Bon, une happy end (il faut bien ça, sinon tout le monde se tire une balle au bout d'1h30 de film), sur laquelle je pousse un soupir, un soupir qui veut tout dire "je le savais !", "la chaaaaaannnnnnce", ou encore "moi aussi je vis ça aujourd'hui"

Bref, un film avec des vrais morceaux d'émotions dedans, même si super manichéen mais parfois c'est bien aussi, on sait tous que la vie n'est ni noire ni blanche, mais de millions de teintes de gris... Parfois, on n'a juste pas envie qu'on nous rappelle que tout est fluctuant et tangent, et le n. et bl. (aka bien VS mal, gentils VS méchants) sied bien à une évidence utopique dont tout le monde a, je pense, besoin...



OST de KK#1 : Band of horses / Belle époque / Blink 182 (une OST en B !)

jeudi 17 février 2011

course poursuite

on court toujours après quelque chose...
Ca m'a frappé il y a peu quand j'ai tilté sur la date. En soi, on s'en fout de la date : le 14/02 (rien à cogner de la St Valentin ou autre occasion pseudo romantique)
Ce qui m'a fait peur c'est que ça fait 6 mois.
6 mois que j'ai entamé le reste de ma vie (ou de ma nouvelle vie dirons-nous)
Un bilan depuis ?
un appart à la grande ville en cours de bricolage
une coloc
un homme
un nouveau chat
un chien à 3/4 temps
un boulot prenant, passionnant, usant

mais aussi, et encore (et heureusement) des révélations, des envies, des espoirs,
des coups de coeur, des coups de speed, des coups de blues

et je vois le temps qui avance inexorablement, les mois qui s'égrènent, les semaines qui passent, les jours qui se vivent, avec toujours une pointe d'intensité (dramatique, sentimentale ou joyeuse).

Pause !
Juste envie de temps en temps d'appuyer sur pause, comme si ma vie était un magnétoscope vintage et prendre le temps. Le temps de savourer plus, de découvrir plus, de vivre plus.
Malheureusement difficilement conciliable avec les "oui" que je donne à tour de bras (ou qu'il distribue également avec la même facilité et spontanéité que moi) et qui parfois font qu'on se perd. Pas de vue, mais de toucher et de partage...
et dans ces moments-là, j'ai des envies égoïstes d'être au coeur de ses actes, de ses attentions, de ses réalisations, devenir sa muse, sa motivation, son réconfort, son oeil critique.
Et l'égoïsme s'en va, comme il est venu, il s'évapore, il fuit.
Et je savoure ce qu'on partage et que personne ne sait ou ne soupçonne.

Cela vient surement du fait que j'ai vécu avec quelqu'un avant qui ne me voyait plus, savait que j'étais là, forcément mais oubliait de me le dire, de me le faire comprendre...

Je le sais, je le sens, je le comprends désormais.
Mais parfois, j'ai besoin qu'on me le rappelle. Surtout quand ça ne va pas trop
Comme à cette date du 14/02, où je n'attendais pas une rose, mais une réponse à mon avenir professionnel (Dieu que cette phrase fait adulte ! Je m'effraye moi même).
Et là j'ai compris en arrachant une page de mon éphéméride magique (avec des vrais morceaux de magiciens, de femmes tranchées en deux et de lévitation), que le temps file !
Et que j'ai intérêt à enfiler mes baskets fissa pour ne pas me laisser trop distancer !

LISTE DE COULEURS AUX NOMS QUI FONT VOIR ROUGE :
Garance
Grenat
Cardinal
Cerise
Pourpre
Nacarat

mardi 8 février 2011

D'un canard nommé Elvis et autres considérations...

J'ai 33 ans.
Je pense avoir battu le Christ parce que je semble bien partie pour voir fleurir mes 34 printemps (ou faner mes 33 hivers, ça dépend du point de vue)...
anneh 1 / Jesus 0

J'ai jamais vraiment réussi à projeter ce que je deviendrai une fois cet âge canonique à ma porte.
Bah, sauf des conneries. Forcément !
Je fais rire tout le monde quand je clame haut et fort "quand je serai grande j'aurai une Kangoo" (ce qui est une chose que, réellement, je verrai bien arriver dans ma vie).
Bon, je voudrais aussi un canard qui s'appelle ELVIS (un vrai, un qui beugle "coin-coin" dans le jardin).
Celui-ci j'ai failli l'avoir pour mes 30 ans de la part d'amis qui ne me prennent pas entièrement pour une folle. Mais la grande censure a frappé, en la personne de celui avec lequel je vivais, qui les a menacés de représailles corporelles odieuses (je pense, car il fallait au moins ça pour qu'ils renoncent à leur projet).

Résultat des courses :
un âge avancé (dans le sens où, dixit les magazines féminins, ça fait une quinzaine d'années que je devrais me tartiner la tronche d'anti-rides) et pas de canard, ni de Kangoo...
Normal, d'un côté, je ne me sens pas encore adulte.

Hier soir, dans mon lit, impossible de dormir.
Une sensation horrible et pourtant familière : le coeur qui se fait broyer par une main venue d'on-ne-sait-où.
L'angoisse...
Le désespoir...
La même sensation que celle qui m'empêchait de dormir étant gamine parce que je paniquais devant la mort, la mienne (mais bon, c'est assez difficile à s'imaginer vers 7-8 ans) et celle de mes parents (NDLR : depuis c'est fait, je pavane avec un score de 1/2 parents vivants, si on peut en parler comme ça...), du vide que cela provoquerait, de ce que je deviendrais, mes sensations, mes émotions, tout (il me semble qu'à l'époque, la potentielle disparition de mon frère m'aurait plutôt remplie de joie).

Hier soir, donc, ces mêmes impressions, ce même désarroi, cette même noyade au milieu de mes draps autour d'une question, d'une seule :
"suis-je devenue quelqu'un de bien ?"

J'ai tenté de poser la question à l'homme à côté de moi, mais à l'interrogation préalable "je peux poser une question bête ?", car j'étais sûre que c'est comme ça qu'il la voyait cette question, il m'a dit dans un demi-sommeil "non".
J'ai donc tout gardé pour moi.

Etre quelqu'un de bien (mon Dieu, on dirait le titre d'une chanson française déprimante !), voilà finalement ce que je voudrais quand je serai grande.

"bien", ça n'a aucun rapport avec l'argent (j'incarne aujourd'hui, malgré moi, le grand capitalisme), ni la beauté (je ne m'aime pas, c'est un fait. D'autre mes trouvent jolie, je pense, j'espère...), ni l'humour (que j'ai praticulièrement graveleux) ou ce qu'on appelle communément l'intelligence (je trouve des mots improbables mais justes au BOGGLE).
Je dirai "bien" au sens de "wertvoll" (ah, merci l'allemand pour réussir à traduire ce que je ressens), c'est à dire "précieux", "avec de la valeur".

Quelqu'un qu'on est content, fier de connaître, d'avoir rencontré, de voir tous les jours, de vivre avec...

Et c'était cette question-là, cette angoisse, cette panique qui avait besoin d'une réponse hier soir (malheureusement, le sommeil a agi contre moi) et qui m'a fait passé une nuit inoubliable, partagée entre l'envie de me lever et de créer toutes les choses que j'ai dans la tête et que je n'arrive pas à exprimer comme je le voudrais ou de sortir courir pour me vider le corps, la tête, le coeur, ou l'initiative de sécher mes larmes et de dormir pour réussir à me lever pour aller au boulot (qui est en grande partie responsable de ces états d'âme), ou encore le besoin de réveiller l'homme pour avoir une réponse, un baiser, une étreinte.

Je m'arrêterai là parce que je n'ai toujours pas de réponse...
Suis-je quelqu'un de bien ?
Peut-être.

Je vais rester, pour ma survie, dans l'illusion (réelle, qui sait ?) que oui, je le suis. Ou je le suis en devenir (la fameuse note "12, ce qui est bien, mais pas top")

Et dire à la personne  qui partage pas mal ma vie en ce moment que je trouve que lui est quelqu'un de bien, à mes yeux. Quelqu'un à côté duquel il eût été dommage de passer...
Et pour ça, je suis contente d'avoir 33 ans :o)

LISTE IMPROMPTUE DE PRENOMS FEMININS QUI AUGURENT UNE VIE EXCEPTIONNELLE :
Constance
Clémence
Céleste
Garance
Ava

dimanche 6 février 2011

Hardcore musette et tarte aux quetsches

NDLR : ce titre de post est hautement racoleur et totalement faux, au moins pour toi lecteur car de hardcore musette, il n'en sera point question et de tarte aux quetsches, tu n'en verras pas la couleur mordorée car mon estomac sera passé par là.
Mais n'hésite pas à retenter ta chance ^_^

Un appart enfin un peu plus calme.

Les chattes ronflent (forcément, avoir pris ma nappe pour une piste de slide toute la matinée, ça épuise !), le chien sursaute et jappe du haut de son canap à chaque bruit dans le hall d'entrée (et ça en fait, on est au RDC), le four fait son office et cuit ce qui devrait donner une tarte aux quetsches vegan qui tue sa mère (si ça marche) et pendant ce temps là, je trie les mp3 qui traînent sur mon dur.

Jamais eu vraiment le temps de tout écouter, et une source intarissable de nouveautés (j'ai nommé "mon travail"), donc on remercie les logiciels de rip qui permettent en un tour de main de transformer une galette qui brille en fichiers virtuels à coller sur ton Ipod (si comme moi tu es un sale bourgeois de merde ou tout simplement l'heureux bénéficiaire d'un cadeau de Noël / Anniversaire / Pâques -rayez la mention inutile - beau, reconnaissons-le et technologique).

Le seul hic c'est que sur mon Ipod, il n'y a que des mp3 de choses que je connais et que j'aime, une playlist faite selon mon humeur (celle qui vit actuellement dans le lecteur mp3 est plutôt morose car non actualisée depuis décembre de l'année dernière, cad 2010 !) et pas en faisant "plouf-plouf, pique nique douille c'est toi l'andouille" d'un doigt accusateur sur mon écran pour savoir qui aura l'honneur voire le privilège de figurer dans la test-list de cette semaine !

Comment donc vidanger ton disque dur qui s'emplit de chansons dont tu avais oublié jusqu'à l'existence, à quoi ressemble la pochette et surtout le pourquoi du comment ces mp3 se sont retrouvés sur ton dur ?

Périodiquement donc, ça me toque et je teste quelques dossiers aux noms vendeurs ou évocateurs. Mais ça devient malheureusement rare.
Je traîne sur pas mal de blogs musicaux ou en rapport avec la musique car tenus par des gens qui vivent dedans, avec, autour ou juste qui aiment ça.
Et la curiosité étant femme (paraît-il, hein ?), dès qu'il y a un lien ou une évocation d'un nom inconnu au bataillon, je clique !
Et je T-E-L-E-C-H-A-R-G-E (chut ! Des gens pourraient nous entendre ou nous lire !) et j'en rajoute dans la liste "à écouter".
Sans compter les amis bien intentionnés qui te bombardent de "tu devrais écouter ça" et hop ! Tu es submergé(e) et la masse de choses à écouter te décourage avant même que tu commences.
Et les concerts où tu vas juste parce que tu ne sais pas quoi faire d'autre ou parce que c'est organisé par des copains ou pour d'autres raisons totalement fallacieuses encore, et tu fais la découverte du jour / semaine / mois / année / décennie / siècle !

Parfois aussi tu fais des découvertes étranges : les choses ne sont pas comme tu les croyais (David Vincent les a vus !). Un groupe que je soupçonnais (et Dieu seul sait pourquoi d'ailleurs) plus être metal (qui tâche) se révèle avoir quelques chansons "simon and garfunkelesques" et derrière moi, alors que j'énonçais ce constat perso à voix haute j'entends "ça me dit quelque chose... CE serait pas plutôt metal symphonique ?"
Bref, à n'y rien comprendre !!!!

Et je m'égare tout doucement dans le fil de ma démonstration, mais le flot de ma pensée et mon stylo rouge (j'ai gratouillé sur un bloc tout neuf avant de me rendre compte que j'avais vraiment une écriture ... "intéressante", cad un peu dégueulasse et illisible) me poussent vers d'autres considérations.

Sans compter mes CD que j'ai gaiement empilés dans ma chambre en 5 ou 6 hautes piles vacillantes et fragiles en priant pour ne jamais vouloir retrouver un truc dans le livret de celui qui est vraiment en bas de la pile 4 (chose infaisable en ne déplaçant qu'un élément) ;

ni mes vinyls qui frémissent sur l'étagère près de la platine de ma jeunesse (récup de 2x la même chaine, merci Maman, merci Grand-maman) en attendant d'être sortis de leurs pochettes bariolées et d'exhiber fièrement leurs couleurs bigarrées sur la platine fraichement munie de son petit plumeau qui précède le saphir afin de garantir une meilleure écoute)

Et je n'ai pas pipé mot à propos de mes K7 audio qui dorment dans un tiroir de meuble, les originales achetées avec mon argent de poche durement économisé et les originales car faites maison avec leurs collages et autres ornements plus ou moins réussis dessus...


Ben voila, avec toutes ces conneries de phrases qui ne font ni avancer le schmilblick ni revenir Mike Brant, mais m'ont fait du bien, ma tarte est prête et je vais retourner écouter exactement ce que j'écoute habituellement en ce moment (merci Dieu d'avoir créé Deezer pour que je puisse également le savourer au boulot), la BO du reste de ma vie :



LISTE IMPROMPTUE DES MEILLEURS TITRES DE CHANSONS AUXQUELLES JE PENSE JUSTE MAINTENANT :
* he hit me (& it felt like a kiss) / The Crystals
* La danse est finie, les masques tombent / Belle Epoque
* Mythen sollen Mythen bleiben / Defdump
* Where's my mind ? / Pixies
et pour le fun le plus complet
* Half-eaten sausage would you like to see you in his office / The Locust

samedi 5 février 2011

Marketing ou comment vendre la vie à deux

Quelqu'un (avec lequel j'ai partagé un bon gros moment de vie) m'a récemment dit que j'étais frigide lorsque nous étions ensemble (et a pointé cela du doigt comme étant la raison de notre éloignement. Je ne débattrai pas ici du fait qu'il ait totalement tort, là n'est pas le propos).

J'ai posé la question à un ami qui me connaît vraiment bien je pense (même s'il ne m'a jamais vue nue, je tiens à le préciser à tout le monde) qui me vois plutôt comme étant (je cite) " du côté chaudasse entreprenante". Notons que cela contrebalance complètement la citation précédente...

Et de réfléchir de concert par messagerie interposée sur les relations humaines.
Selon lui, c'est inexorable (notons qu'en ami serviable, il a proposé de venir tous les soirs surveiller ma nouvelle vie amoureuse et me faire des graphiques, et tout et tout)...
Je lui ai demandé de me faire rêver sur le couple et sa longévité en tant que Monsieur Marketing.
Il n'a pas pu !

A part en me donnant les options de l'évolution d'un couple qui se situe entre "baiser tous les soirs" et "frigide" :
* "bah ça fait juste 2 jours qu'on n'a pas niqué, c'est pas grave"
* suivi de "bah, ça fait juste 3 jours qu'on n'a pas baisé, c'est pas grave"
* pour finir par "Mais qui êtes-vous Monsieur ?"(ou Madame, c'est selon)...

La conversation a vite déviée sur notre probable et future façon de mourir, lui prônant la grippe A et moi la syphilis (car la tuberculose tâche, malheureusement)...

Conversation hautement déprimante s'il en est (heureusement pour nos coeurs de midinettes, il nous reste TWILIGHT !)

Comment continuer une relation à deux ?
Comment ne pas se perdre dans l'autre (ce qui paraît au premier regard mignon et romantique, peut vite s'avouer catastrophique je pense car on se trahit soi-même)?
Comment continuer à partager des choses (et pas tout, parce que sinon, bon sang, qu'est ce qu'on se ferait chier si l'autre en face hoche la tête sans arrêt pour signifier qu'il approuve) ?
Comment s'entendre tant physiquement qu'intellectuellement (ma mère avait l'habitude de dire que pour elle, 50% d'un couple réussi était une entente sexuelle et 50 % une entente intellectuelle. Je pense qu'elle n'a pas tort. Preuve en est, qu'avec mon père, ils se sont trouvés, jeunes heureusement pour eux, reconnus, assemblés, accouplés, accomplis, engueulés, rabibochés et que tout serait encore comme cela s'il n'avait pas cassé sa pipe un matin d'été il y un peu moins qu'une décennie...) ?
Comment réussir à se surprendre et à se savourer alors qu'on se connaît plutôt bien, du bout des doigts / langue / lèvres / sexes ?

C'est un peu ce vers quoi je tente de courir d'un pas lourdaud et pas sportif pour un sou (d'abord, parce que le sport et moi, ça fait deux et ensuite parce ce n'est pas une course, ni à la réussite, ni au bonheur)
L'essentiel c'est de s'y sentir bien et de s'y diriger, à deux de préférence (NDLR : remplacer le chiffre par un chiffre plus élevé en cas de sur'pat' sexuelle...)


LISTE D'ANIMAUX DANS LESQUELS JE ME FERAI BIEN REINCARNEE :
chat (forcément)
phasme
paresseux (pour la vie trépidante qui leur est échue)
BO :
The Earth and Everything In It (dispo : ici)


jeudi 3 février 2011

Amour, gloire et beauté

Somewhere, digne hommage au film de Moiselle Coppola, et de circonstance car je vis dans une chambre d'hôtel... Vivre est un bien grand mot, j'y passe une soirée/nuit ponctuellement (du ponctuel réitérant, ce qui veut dire en français compréhensible que c'est arrivé et arrivera plusieurs fois).

Oui, je pourrai donc commencer ce post en me lançant dans un comparatif sur les chambres d'hôtel (dans lesquelles j'ai eu l'honneur et l'avantage de séjourner) selon l'exotisme des destinations (New-York, Berlin, Tokyo, London, La Havane, ou plutôt Metz, Troyes, Besançon, Dijon et autres Nancy), toujours dans un but professionnel et donc solitaire (n'est pas Ribery qui veut).
Taille de la fenêtre, motif du couvre-lit (très souvent de bon ton), parfum du petit savon cadeau, qualité du wi-fi, nombre d'oreillers fournis et les critères de comparaison ne manquent pas.
Et j'en oublie un, et un de poids : la variété des chaînes TV et donc des programmes TV !

J'avoue, je n'ai pas la télévision chez moi (et ce depuis quasi 6 ans maintenant) et ne la paye donc pas (même si je possède, lucky me, un poste récepteur de télévision, un Philips de 1984 si vous voulez tout savoir de son pedigree) mais il m'arrive de temps en temps, tel un plaisir inavouable (par exemple camembert à l'Ovomaltine, péché mignon de mon frère il y a un peu plus d'une vingtaine d'années) de me délecter des merdes qui passent à la télé. 

Car malgré le visionnage assidu du zapping et la lecture coupable des titres de magazines people dès que je passe à côté d'un point presse (faute d'aller plus souvent chez le coiffeur), je n'ai toujours rien compris au but de Secret Story, qui a gagné Un dîner presque parfait, finale mondialo-europeano-française.

Mais quelle délectation de voir de la pupute siliconée (que quelqu'un m'explique d'ailleurs ce qu'on peut leur trouver d'attirant bon sang ?), du wesh-wesh qui parle une langue que je ne comprends pas entièrement, une sorte de patois (quoi ? il parle aussi français ?), des gens qui n'ont aucune pudeur à étaler leur vie privée devant la caméra (vu au Zapping cette semaine, Vis ma Vie, "si t'étais moins moche, je t'embrasserais ! Tu es ma meuf, mais tu ne me plais pas"), des politiques qui  pensent appartenir au star-system, et j'en passe et des meilleures...
Et là se pose la question de la célébrité...
A quoi ça sert ? 
Pourquoi certains ne courent qu'après ça ?
Prêts à tout pour qu'on les connaisse, pour qu'on les reconnaisse
Prêts à ne plus être eux-mêmes, à devenir quelqu'un d'autre.

Le pire dans tout ça, c'est que c'est valable aussi autour de moi.
Des gens de mon entourage proche qui ne vivent que pour qu'on les aime (et qu'est ce que vraiment l'amour d'amis bourrés du samedi soir ?)
Des gens de mon entourage proche qui ne vivent que pour l'apparence, ne peuvent sortir sans être maquillé / être coiffé / être pomponné  / avoir changé 12 fois de vêtements avant...

Je suis une fille (jusqu'à preuve du contraire) et oui, j'aime bien aussi porter des habits qui me plaisent (avant tout) et me vont.
Et de temps en temps je trouve aussi que j'ai du bide, des bourrelets, un gros cul et des p'tits seins.
Mais je doute qu'un coup de maquillage à la truelle sur la tronche me fasse changer d'avis (ceux qui me connaissent bien savent que j'ai arrêté le rimmel depuis mes 15 ans et que la dernière fois qu'on m'a offert du fard à paupières, il n'a jamais été utilisé et a commencé à vivre une vie propre au bout de quelques années avec ses propres habitants, la moisissure !).

Conclusion, je préfère rester anonyme, mais rester moi et tant pis pour ceux qui passeraient à côté sans me remarquer [un indice pour ceux qui veulent jouer à "où est charlie" avec moi... Blonde, bonnet B, 1,71 cm, plutôt en pantalon et en couleurs... Ah, et aussi j'ai une grande gueule, dit-on ;o)]


LISTE DE MOTS QU'ON DEVRAIT PLUS SOUVENT UTILISER...
galéjade
mijaurée
billevesée
concupiscence
(avec une tendresse toute particulière pour celui-ci)


mardi 1 février 2011

After the ball is over

Une furieuse envie de raconter ce qui se passe dans ma vie, tel un exutoire virtuel ou un journal intime plus très intime du coup. 
    Ou les tourments et activités passionnantes d'une fille née au siècle dernier...