jeudi 3 février 2011

Amour, gloire et beauté

Somewhere, digne hommage au film de Moiselle Coppola, et de circonstance car je vis dans une chambre d'hôtel... Vivre est un bien grand mot, j'y passe une soirée/nuit ponctuellement (du ponctuel réitérant, ce qui veut dire en français compréhensible que c'est arrivé et arrivera plusieurs fois).

Oui, je pourrai donc commencer ce post en me lançant dans un comparatif sur les chambres d'hôtel (dans lesquelles j'ai eu l'honneur et l'avantage de séjourner) selon l'exotisme des destinations (New-York, Berlin, Tokyo, London, La Havane, ou plutôt Metz, Troyes, Besançon, Dijon et autres Nancy), toujours dans un but professionnel et donc solitaire (n'est pas Ribery qui veut).
Taille de la fenêtre, motif du couvre-lit (très souvent de bon ton), parfum du petit savon cadeau, qualité du wi-fi, nombre d'oreillers fournis et les critères de comparaison ne manquent pas.
Et j'en oublie un, et un de poids : la variété des chaînes TV et donc des programmes TV !

J'avoue, je n'ai pas la télévision chez moi (et ce depuis quasi 6 ans maintenant) et ne la paye donc pas (même si je possède, lucky me, un poste récepteur de télévision, un Philips de 1984 si vous voulez tout savoir de son pedigree) mais il m'arrive de temps en temps, tel un plaisir inavouable (par exemple camembert à l'Ovomaltine, péché mignon de mon frère il y a un peu plus d'une vingtaine d'années) de me délecter des merdes qui passent à la télé. 

Car malgré le visionnage assidu du zapping et la lecture coupable des titres de magazines people dès que je passe à côté d'un point presse (faute d'aller plus souvent chez le coiffeur), je n'ai toujours rien compris au but de Secret Story, qui a gagné Un dîner presque parfait, finale mondialo-europeano-française.

Mais quelle délectation de voir de la pupute siliconée (que quelqu'un m'explique d'ailleurs ce qu'on peut leur trouver d'attirant bon sang ?), du wesh-wesh qui parle une langue que je ne comprends pas entièrement, une sorte de patois (quoi ? il parle aussi français ?), des gens qui n'ont aucune pudeur à étaler leur vie privée devant la caméra (vu au Zapping cette semaine, Vis ma Vie, "si t'étais moins moche, je t'embrasserais ! Tu es ma meuf, mais tu ne me plais pas"), des politiques qui  pensent appartenir au star-system, et j'en passe et des meilleures...
Et là se pose la question de la célébrité...
A quoi ça sert ? 
Pourquoi certains ne courent qu'après ça ?
Prêts à tout pour qu'on les connaisse, pour qu'on les reconnaisse
Prêts à ne plus être eux-mêmes, à devenir quelqu'un d'autre.

Le pire dans tout ça, c'est que c'est valable aussi autour de moi.
Des gens de mon entourage proche qui ne vivent que pour qu'on les aime (et qu'est ce que vraiment l'amour d'amis bourrés du samedi soir ?)
Des gens de mon entourage proche qui ne vivent que pour l'apparence, ne peuvent sortir sans être maquillé / être coiffé / être pomponné  / avoir changé 12 fois de vêtements avant...

Je suis une fille (jusqu'à preuve du contraire) et oui, j'aime bien aussi porter des habits qui me plaisent (avant tout) et me vont.
Et de temps en temps je trouve aussi que j'ai du bide, des bourrelets, un gros cul et des p'tits seins.
Mais je doute qu'un coup de maquillage à la truelle sur la tronche me fasse changer d'avis (ceux qui me connaissent bien savent que j'ai arrêté le rimmel depuis mes 15 ans et que la dernière fois qu'on m'a offert du fard à paupières, il n'a jamais été utilisé et a commencé à vivre une vie propre au bout de quelques années avec ses propres habitants, la moisissure !).

Conclusion, je préfère rester anonyme, mais rester moi et tant pis pour ceux qui passeraient à côté sans me remarquer [un indice pour ceux qui veulent jouer à "où est charlie" avec moi... Blonde, bonnet B, 1,71 cm, plutôt en pantalon et en couleurs... Ah, et aussi j'ai une grande gueule, dit-on ;o)]


LISTE DE MOTS QU'ON DEVRAIT PLUS SOUVENT UTILISER...
galéjade
mijaurée
billevesée
concupiscence
(avec une tendresse toute particulière pour celui-ci)